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Le blog de Baptiste Roynette : analyses sur les médias sociaux, le marketing, la communication, la publicité et un peu de bateau !

Excellent et long papier de Virginie Berger découvert sur le blog French Web qui aborde l’industrie musicale actuelle et la non révolution qu’elle ne veut pas faire. J’avais abordé il y a presque un an « La musique en ligne n’est pas rentable à part iTunes » et avec ce point de vue, on voit qu’il y a vraiment du chemin à parcourir.

Il y a presque 10 ans, je passais un entretien avec le Directeur Général d’une maison de disques pour un poste de responsable marketing interactif (oui, à l’époque le marketing était interactif). Lorsque nous avons abordé le sujet Napster, toute jeune et naïve que j’étais, je lui dis qu’il fallait utiliser Napster comme outil de promotion, et que grâce à cet outil, les artistes pourraient beaucoup plus facilement rencontrer, toucher leurs fans…Que n’ai-je dit !!! Je n’étais pas loin du « Vade retro satanas !» Outre le fait que j’avais complètement planté mon entretien, mon interlocuteur m’a expliqué que « le public on s’en fout », que « seule la défense des droits compte » et que « le CD est et restera le seul et unique format de musique…. » Et puis c’est tout.

10 ans plus tard, rien n’a changé….Lorsque je discute avec ces mêmes interlocuteurs (oui, les personnes qui nous avaient dit avoir tué le piratage en fermant Napster il y a 10 ans sont toujours en place), nous avons toujours les mêmes discussions …Entre le « je ne vois pas quelles erreurs nous avons bien pu faire depuis 10 ans » à « Tu sais Virginie, le marketing online pour la musique ne sert à rien » (ces deux citations, véridiques sont l’œuvre d’un DG de major en 2009), l’après Napster n’a toujours pas eu lieu….

Je ne veux pas faire ma vétérante, mais cela fait maintenant un bout de temps que je traîne dans la musique. En 1997, je finissais mes études aux Etats Unis et je découvrais MP3.com. En 2000, j’étais sur Napster. J’ai ensuite travaillé dans des groupes de télé, de radio, sur le web avec un poste toujours en relation avec la musique et les maisons de disques. Depuis 10 ans, j’assiste, voire même je participe aux différentes tentatives de « sauvetage » de la musique, comme le Napster to Go, les plates formes lancées par les majors multi sécurisées, non interopérables avec des catalogues non commun, les deals 360, le Comes with Music, le Starbucks Music, MySpace, Spotify….

Mais aucune de ces tentatives n’a été le futur de la musique. Et Spotify ne le sera pas plus que les autres. Je me souviens en avoir discuté l’été dernier avec un patron de la stratégie d’une maison de disque. Il me disait vouloir travailler en exclu avec Spotify car c’était vraiment « l’avenir de la musique ». « Ah oui, lui ai-je répondu, pour toi l’avenir c’est une écoute gratuite basée sur du revenu pub ? »…

La seule chose dont on peut être certain, c’est que Spotify n’est en aucun cas le futur de la musique. Peut-être parce qu’il n’y a pas de futur dans la musique. En tout cas, il n’y a pas de futur pour l’industrie de la musique actuelle. Pas telle qu’elle évolue actuellement…Et puis, c’est quoi l’industrie de la musique ? Des centaines d’acteurs fragmentés par secteur, par fonction ou par genre…

Qu’est ce qui a tué l’industrie musicale ? L’arrogance. L’arrogance d’être certain que rien ne changera, que ça ne sert à rien de chercher à anticiper le mouvement. L’arrogance de croire que tout se réglera à coup de procès ou de lois. L’arrogance de croire qu’on a pas besoin de chercher à comprendre ou changer..

Mes amis des maisons de disques, il faut comprendre dès maintenant que nous ne sommes plus dans un business de ventes de CD, mais dans un business de création de valeur autour de la musique. Une fois que vous aurez compris ce changement, je vous assure que le reste suivra beaucoup plus facilement…

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itunes-ipod-stores

Petite coïncidence en lisant cet article sur le piratage de la musique et sur la rentabilité des sites de musique en ligne ( Deezer, last Fm, Fnac…) car je suis tombé dessus d’abord sur le Monde et le soir même sur « le monde du blog » ( aucun lien entre les 2). Je vous invite donc à le lire et à donner votre avis.

Pourquoi iTunes est l’unique site de téléchargement rentable? Le marketing d’Apple est remarquable car il « bloque » le système d’une très belle manière. Avec 3 produits, ils vont réussir à pousser les utilisateurs à utiliser uniquement Apple. Le succès est lié d’un côté à l’iPod qui depuis 2001 est en tête des vente des baladeurs numériques. On découvre un chiffre qui donne vraiment la dimension du succès, au 1er trimestre 2009 22,7 millions d’exemplaires ont été vendus. L’iPod marche car il permet de conserver intact  » le lien émotionnel de l’utilisateur avec la musique «  tandis que la concurrence propose des produits plus complexes que l’iPod dont  » l’utilisation vient gêner négativement cette connexion entre la musique et l’auditeur ». L’érgonomie et la facilité d’utilisation sont vraiment les clés du succès.

Nous avons aussi iTunes, l’unique logiciel qui permet de brancher son Ipod pour y uploader, trier, faire ses playlists. On « force » donc les utilisateurs à installer le logiciel maison d’Apple. Pour « terminer » on a l’Itunes Store la plateforme d’achat avec ses chansons bloquées ( DRM) qui sont uniquement dédiées aux Ipod.

Apple a maintenant à sa disposition une base suffisamment large d’utilisateurs pour imposer une certaine transformation du paysage multimédia et de devenir pratiquement un standard.

Vous pouvez ajouter le fait  d’être le premier à  proposer ces 3 « outils » en même temps et quand on connaît l’importance d’arriver avant les conccurent on a déjà un train d’avance. Si en plus vous avez le meilleur produit, un logiciel unique et une boutique online avec des restrictions, la boucle est bien verrouillée et c’est le passage obligé pour les utilisateurs. On peut critiquer comme beaucoup de monde mais il faut se rendre à l’évidence que c’est une très belle réussite. Ils appliquent la même recette à l’iPhone et on ne découvre plus le succès des applications uniquement dédiées à ce téléphone.

Pour revenir à l’article du monde, on a beau avoir une multiplication des offres payantes sans DRM, Apple reste l’unique marque qui gagne de l’argent avec la musique en ligne. Aujourd’hui les autres acteurs n’arrivent pas à payer les maisons de disque.

« Les offres légales d’écoute ou de téléchargement de musique sur Internet sont nombreuses, de qualité et parfois plébiscitées par les internautes mais leur avenir économique n’a rien d’assuré. A ce jour, il n’y a guère qu’iTunes, le pionnier des magasins en ligne, lancé en 2003 par Apple, qui est vraiment rentable. (…) »

L’article du monde est ici

J’ai découvert cet article sur le blog de Borey et je voulais le partager avec vous car je trouve son point de vue très intéressant. J’ai ajouté à différents endroits mon point de vue et quelques indications complémentaires indiqué par une *

Les agences de communication développe des concepts et des messages pour les marques. Ces concept et images sont véhiculés par des contenus, des créations. La création est extrêmement importante car elle favorise et permet la bonne compréhension du message. Pour cela l’agence fait appel à des créatifs. C’est assez marrant car créatif dans ce milieu rime souvent avec graphiste ou designer. Les créatifs travaillent parfois au sein de l’agence sauf quand ils sont freelance.

L’image et la vidéo sont vitales dans la publicité. Mais la musique joue aussi un rôle extrêmement important pour porter un message ou apporter de la notoriété. Pourquoi ne voit on pas des compositeurs ou des artistes au sein des agences ? Pourquoi les agences ne deviendraient pas productrices de contenus ? Souvenez vous, c’est la question que je posais à Christophe Caurret, Music Supervisor  chez Euroscg !

Et bien en Juillet dernier, EURO-RSCG a justement pris une part importante (51%) dans le capital d’un label: THE: HOUR. Le message du PDG de cette grande agence est clair: «Notre métier consiste désormais à être des créateurs de contenus, explique David Jones, PDG d’Euro RSCG Worldwide (source: Le Figaro).

*On a de plus en plus dans les agences un poste de directeur des contenus. Ils peuvent aussi venir des Endemol & co comme Lionel Abbo chez Tribal DDB

Pour EUROSCG les bénéfices sont multiples:

  • Apporter un contenu sur mesure et de qualité pour les films publicitaires et Interne
  • Donner de nouvelles possiblités aux clients autour de l’expérience musicale
  • De renforcer son positionnement sur l’événementiel (concerts…ect)
  • Simplifier la gestion des droits des contenus (donc ici des économies d’argent, de temps et de moyens humains)

Pour le label The: Hours

  • Garder son rôle de label et continuer à dénicher de nouveaux talents
  • La production d’habillage sonore est donc une activité supplémentaire apportant une souce de revenus fiables
  • Les artistes seront «coproduit par Euro RSCG» et donc bénéficieront de plus de visibilité en étant
  • intégrés dans des projets publicitaires

*Betc agence intégrée à euro est très forte dans le domaine du son avec à la tête Vincent Malone. Spécialiste de la radio et excellent musicien, il a surement influencé dans cette nouvelle stratégie de l’agence et dans l’achat de 51% The:Hours

A quelques jours de la fin de campagne, Mc Yogi un artiste Hip Hop américain affiche son soutien à Barack Obama avec un superbe clip. Nous avions déjà eu Yes We can de Will.I.am et le clip avec Léonardo Dicaprio incitant à voter.

Les américains sont très forts pour mettre en scène leur politique et on peut se demander si cette machine de communication & marketing n’est pas trop importante. Quand on voit la faible mobilisation des américains pour voter on a de quoi se poser des questions.

La communauté artistique soutient principalement Barack Obama et utilise la campagne électorale pour se faire des bons coups de promotion. On peut afficher sa couleur politique et je peux le comprendre mais en faire une chanson de « promotion » on passe un cap supplémentaire. On pourrait se demander si le financement de tous ces clips ne vient pas du budget de la campagne.

On peut développer cette idée et je pense qu’elle est tout a fait plausible. On imagine que je suis le responsable de la communication de la campagne et je veux à un moment « T » toucher une cible jeune. Je fais jouer mes relations, je rencontre l’artiste, je lui donne carte blanche. Quelques semaines plus tard je découvre un petit bijoux viral qui va se diffuser très rapidement sur Internet et terminer en Tv.

Ma stratégie pour toucher les jeunes fonctionne, j’ai réussi et je gagne donc en notoriété et en sympathie. Les équipes de campagne sont des spécialistes de la communication et du marketing et pour vous donner un exemple Barack Obama a embauché un VP de Facebook pour s’occuper de la stratégie d’influence et web 2.0.

Je touche peut-être un sujet sensible mais si le financement est réalisé par les démocrates ils ont tout compris aux association marques&personnalités.

YES WE CAN !


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envoyé par yom_