Il n’est jamais simple pour des annonceurs de passer le cap d’une stratégie d’influence online et il souvent compliqué pour une agence de bien faire comprendre à son client cette mportance avec l’évolution du web actuelle. J’aborde très souvent l’importance des médias sociaux pour une marque et qu’aujourd’hui on peut arriver à lancer un produit avec sa communauté. J’avais apprécié la stratégie de Philips et aujourd’hui le laboratoire lyonnais réalise un très bon travail.
Bioderma depuis cet été construit son influence, sa communauté avec différents bloggers dont j’ai la chance de faire partie, c’est une stratégie simple mais très efficace je trouve. Tout d’abord un mélange de différents univers de blogs, je pense être le bon exemple car je ne parle jamais de dermatologie ou de crème, je suis plutôt marketing. Du côté du relationnel, une community manager qui est l’unique contact avec les bloggers et qui envoie régulièrement des informations mais jamais le mail de trop. Il y aussi une relation de proximité où en suivant les différents blogs très régulièrement, elle apprend à nous connaître et peut envoyer un petit mail d’encouragement pour une mes régates. Cela peut paraître très simple mais tous ces détails sont importants pour fidéliser sa communauté et avoir un retour positif.
Il y a bien sur la relation « au quotidien » ou plutôt sur le long terme mais il y a eu aussi l’organisation d’un événement pour permettre une première rencontre entre les bloggers et Bioderma et d’échanger sur leurs métiers et leur stratégie. Ce n’est pas un simple rendez-vous dans une salle avec un power point mais un vrai échange entre des spécialistes et des blogs. Il y a aussi une stratégie de seeding produit qui fonctionne très bien car il y auparavant un choix qui est possible par les différents bloggers et on ne se retrouve pas avec une crème anti-ride quand on a 27 ans !
Cette stratégie de communauté a commencé il y a maintenant 6 mois et elle continue aujourd’hui, c’est important de le préciser car ce n’est pas un one shoot sur un événement comme on a l’occasion de le voir régulièrement avec d’autres annonceurs. Le long terme est important même indispensable dans une stratégie d’influence online.
Est-ce que Niiu va révolutionner le monde la presse ? Découvert sur le blog de Nicolas, ce quotidien allemand risque de faire réfléchir tous les éditeurs. L’idée de ce quotidien est de proposer aux abonnés de recevoir chez eux chaque matin avant 8h les informations qu’ils auront sélectionné parmi 20 titres de presse quotidienne au niveau locale, nationale et même internationale et parmi 5000 pages web. Je connais pas du tout le monde de l’impression mais à gérer cela ne doit être vraiment pas simple simple à mettre en place.
L’abonné décide du contenu de ses 24 pages: économie, sport, faits divers, culture, jeux, etc. Il suffit de mentionner la référence de l’article et du journal choisi, l’éditeur fait le reste. «Sur le site internet niiu.de, l’abonné sélectionne des rubriques ou pages issues de quelques 500 partenaires, dont les New York Times, Herald Tribune, Handelsblatt, Tagesspiegel, Frankfurter Rundschau, Bild… ou d’information spécialisée comme Kicker.de (football). Les annonceurs y trouveront leur compte « parce qu’ils pourront faire de la publicité extrêmement ciblée et toucher des clients précis ».»
On est vraiment dans un concept de personnalisation ou chacun peut modifier sa sélection de thèmes et d’articles jusqu’à 14h veille de la livraison. Le prix est plutôt cher pour un quotidien 1,80€ ( 1,20€ prix étudiant) mais je pense que les abonnés seront motivés par le choix pertinent des articles, la personnalisations se paye. Ils auront l’actualité qu’ils auront sélectionné donc pas le droit de se plaindre !
Le titre est un peu fort, mais il fait réfléchir ! A la manière d’un Common Craft, le studio Epipheo nous explique en vidéo le changement entre la publicité qu’on peut découvrir à la télévision et la vidéo dédiée au web. C’est intéressant pour un « public débutant » car elle explique bien l’intérêt de travailler spécifiquement le média web mais elle n’explique pas comment Internet a changé la publicité. Internet n’a pas encore changé radicalement la publicité et heureusement ! La télévision est toujours très présente pour une certaine cible qui consomme au quotidien et le web pousse mais il n’est pas encore devant ! Le changement risque vraiment d’arriver quand tous les foyers seront équipés de modèles mix TV/Internet, où les widgets web seront directement dans le téléviseur où monsieur « tout le monde » ira consulter ses emails sur le même écran.
Aujourd’hui Internet représente 40% du média consommé tous les jours pour seulement 10% de l’investissement média. Le basculement est train d’arriver mais nous ne savons pas exactement quand. Quand l’investissement sera beaucoup plus important sur le web on ne sait pas comment les médias classiques vont évoluer. Tous les groupes médias investissent dans ce domaine sans en voir très bien le résultat et je crois que chez Lagardère le web représente quand même 25% du CA. Quand on voit la difficulté d’un groupe média aussi puissant que TF1 à passer la seconde en terme d’investissement et de stratégie web, on a le droit d’être inquiet !
La publicité classique est en « train de sombrer » et le web essaye de trouver des nouveaux outils, supports pour définir sa publicité « classique » ( bannières). Depuis des années on parle de CPM mais aujourd’hui tous les annonceurs veulent de la rentabilité, du ROI. Le CPM est train de mourir et nous arrivons sur des modèles plus axés sur l’acquisition. Quand on voit qu’un Google n’a que 11 ans et qu’ils n’avaient pas un modèle économique bien précis au début je laisse imaginer dans quelques années avec la puissance d’un Youtube les nouveaux modèles de pubilicité.
On est qu’au début de cette révolution de la publicité sur Internet et je vais dans la semaine d’aborder la suite de cet article.
J’ai découvert ces quelques informations sur Twitter et en cherchant j’ai aussi trouver des infos sur un article du Monde qui traitait de » Internet et conjoncture publicitaire obligent la presse américaine à se repenser ».La presse américaine est en pleine crise, le New York Times a annoncé une perte de 55 millions d’euros au premier trimestre !
La crise économique n’aide pas aux recettes publicitaires et Internet est train de changer l’économie de la presse. Passer au 100% Internet n’est pas encore la bonne solution et les experts en doutent vraiment. Je pensent aussi que les lecteurs sont fidèles au format papier mais je trompe peut-être. Je suis un grand fan de la presse quotidienne, des magazines et j’adore lire sur du vrai papier. J’ai beau avoir un blog et passer énormément de temps à faire de veille, rien de mieux qu’un journal.
Les experts expliquent qu’en migrant sur Internet, un journal économise 65% de ses coûts mais perd 90% de ses revenus. C’est une vraie révolution qu’est en train de vivre la presse. Un journal comme le New York Times ne pourrait faire vivre que 20% de sa rédaction avec les revenus du web. Le métier de journalistes est-il en train de mourir où un nouveau métier entre un mélange de blogueur et de journaliste ? La nouvelle génération ne connaîtra peut-être pas le journalisme de qualité et d’investigation.
En 2008, Internet est devenu la première source d’information des américains, devant les journaux ! Le papier permet de gagner encore plus d’argent que le web mais la tendance risque de s’inverser, mais nous ne connaissons pas la date ! Je pense aussi que la crise du Web en 2001 n’a pas aider les journaux à passer le cap Internet car les prix de la publicité étaient ridiculement bas et ils n’ont pas subi une augmentation importante depuis ces années. Pendant longtemps les journaux ont sous estimé le web et au lieu d’investir dans des vrais sites, dans la création d’une communauté pour fidéliser les internautes, elle continuait ses investissements sur le papier. Quand on voit le taux de négociation entre 70 et 90% pour l’achat d’espace sur Internet, on comprend mieux que le papier peut encore rapporter plus aux journaux. En revanche Internet permet de cibler très précisément les Internautes et nous avons de plus en plus une publicité ultra ciblée.
A la fin de l’année 2008, un lecteur rapporte entre 20 et 60 euros par an contre… 1 à 2 euros pour un internaute. Cette phrase permet de bien comprendre la crise économique qu’est en train de traverser la presse. Internet ne rapporte pas pour le moment alors que les lecteurs sont en train de basculer sur ce média.