C’est très rare pour Google de faire de la publicité en TV et je me demande même si ce n’est pas une première pour le géant californien. Nous avions déjà eu l’occasion de voir quelques films qui étaient uniquement dédiés au web mais là c’est du 100% télévision et c’est aussi une diffusion pendant le Super Bowl. C’est un événement très particulier dans le milieu de la publicité car on découvre très souvent une très belle créativité de la part des annonceurs, de belles nouveautés et sutout un investissement très important pour être diffusé pendant le match. Avant de poser quelques questions à la fin de l’article je vous invite aussi à lire le feedback d’Olive sur : « Les dix spots du 44ème Super Bowl à ne pas manquer« .
D’un point de vue créatif on retrouve très bien la simplicité de Google et le fait de jouer sur le romantisme français avec différents écrans donne cette petite touche d’humour qui fonctionne parfaitement dans un spot. Ce film est accompagné d’une discrète bande son et ensuite quelques recherches sur le thème Parisian Love où on découvre « étudier à Paris » puis « café près du Louvre », « traduction de: tu es très mignon », « impressionner une Française », « que sont les truffes », « qui est Truffaut », « relations longue distance », « chercher un job à Paris », « église à Paris » et enfin « montage d’un berceau ». C’est bien ficelé et je pense le message passe très bien et que le spectateurs comprend le rôle d’un moteur de recherche.
La publicité de Google n’est pas dans la sélection d’Olivier mais je voulais la partager car on peut se poser différentes questions et je n’arrive pas vraiment à trouver l’intérêt de communiquer pendant cet événement. Je pose ici quelques questions avec quelques réponses et arguments mais je suis intéressé par votre avis.
- Pourquoi Google communique en TV ? Il domine toujours le marché de la recherche sur Internet avec près de 65,7% des requêtes en décembre 2009 selon Comscore devant Yahoo! avec 17,3% et Bing avec ses 10,7%. Le moteur de Microsoft grignote doucement des parts de marché mais bon ils ont une avance qui est toujours énorme. Sur cette question, je n’ai vraiment pas de réponses.
- Montrer que leur moteur fonctionne très bien sur de recherches internationales ? Le Super Bowl a une audience très grand public et va toucher une population qui peut imaginer que Google c’est 100% US, sur ce point c’est plus plausible même si la majorité des requêtes sont pour du local ou national.
- Montrer qu’ils ne sont plus une « petite entreprise » de Californie et qu’il joue dans la cour des grands annonceurs ? Le prix d’un 30 secondes au Super Bowl coûte une fortune et cramer son budget de communication pour se faire plaisir, je n’y pense pas une seconde.
- Google est en train de se rendre compte que les internautes ne savent pas chercher sur le moteur donc ils veulent les éduquer sur les différentes possibilités qu’ils ont. Cette problématique est tout à fait plausible mais bon cela fait cher pour un 30 secondes !
On peut ajouter des dizaines de questions et de réponses mais je n’arrive vraiment pas à comprendre l’intérêt de faire un spot TV même si depuis quelques temps on voit un certain investissement en terme de communication offline sur le marché Français mais là on est aux Etats-Unis et pendant le Super Bowl. Je vous invite aussi à lire quelques données sur le point de vue des membres de Twitter sur ce film, l’article est ici
Découvert sur le blog Charles cette étude intéressante de Microsoft sur la e-réputation aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Allemagne et en France. Les Internautes sont donc de plus en plus sensibles à cette donnée vis à vis des professionnels et en particulier des ressources humaines. Selon cette étude, on peut noter que 69 % des Français ne sont pas indifférents à l’impact de leur réputation online que ce soit sur le plan personnel ou professionnel.
J’ai abordé plusieurs fois sur ce blog ces différentes problématiques qui sont vraiment importantes à différents points de vue et aujourd’hui Il faut savoir gérer de manière positive sa présence en ligne.
- 77 % des Français sont désormais conscients des conséquences de la publication des informations mises en ligne vis-à-vis d’une recherche d’emploi. On est à neuf personnes sur dix qui sont conscientes de cela en Allemagne.
- 86 % de personnes interrogées souhaitent préserver une frontière entre leur vie personnelle et professionnelle afin de bien différencier leur profil. Pas simple de différencier les 2 car on peut très bien retrouver sur son profil Facebook, son Cv ou son entreprise et c’est le cas de beaucoup de personne.
- 77 % des personnes interrogées en France assurent surveiller leur réputation mais dans les faits, une personne sur trois se soucie de la trace laissée par ses interventions sur Internet, et une personne sur quatre se soucie de la trace laissée par ses interventions pour les autres.
Nous pouvons aussi noter différents éléments intéressants de cette étude de Microsoft
- 43 % des Français vérifient et sélectionnent les contenus avant leur mise en ligne. J’aimerai voir la même étude sur Facebook, on aurait de belles surprises avec ce genre de donnée !
- 37 % paramètrent leurs profils sur les sites sociaux pour en déterminer l’accès. Il faut vraiment y penser dans mon cas le limited profil est appliqué à beaucoup de personne et je pense que c’est tout à fait normal de ne pas vouloir partager ses photos de vacances avec la soeur de la cousine d’un pote !
- 22 % se soucient des commentaires des autres (blogs, réseaux sociaux). Je trouve cela important comme chiffre, je pense que nous n’avons pas beaucoup de monde qui savent scruter le web pour vérifier des commentaires.
Il semblerait qu’un seul professionnel RH sur quatre regarde les informations en ligne sur les individus mais il existe des différences importantes en fonction des pays. 70 % des RH américains ont déjà écarté un candidat à cause de sa réputation en ligne, 41 % au Royaume-Uni, 16 % en Allemagne, 14 % en France.
En bon dernier nous somme pour l’adopter mais on prend normalement rapidement les devants dès que cela devient un usage généralisé. 79 % des recruteurs américains exploitent ces différents critères de réputation en ligne, qui rentrent dans les processus d’évaluation des candidats.
Et bien il reste du boulot et surtout on pourrait se demander s’il ne faudrait pas un outil spécifique de e-réputation pour les cabinets de recrutement.
L’ami Mry vient de publier son buzzomètre sur l’e-réputation
Qui peut dire où va Twitter aujourd’hui ? Sur Facebook, j’ai des idées plus précises et avec ses 350 millions de membres je pense que son avenir est beaucoup plus clair. Il est peut-être plus simple de savoir où va Facebook aujourd’hui car on arrive déjà beaucoup plus facilement à le définir alors que pour Twitter il faut vraiment se motiver pour lui trouver une belle définition. On a d’un côté un réseau social et de l’autre côté un « outil social » qui n’est pas si simple que ça.
Pourquoi ce titre et cette petite introduction ? Entre fin novembre et mi-janvier je suis passé de 850 followers à plus de 19892 le 3 févrieret cela fait réfléchir sur l’influence que cela peut avoir et surtout son intérêt. Je pense que c’est une chance d’avoir été un utilisateur recommandé par les équipes de Twitter c’est à dire qu’à chaque inscription d’un nouvel utilisateur on lui proposait 20 comptes à suivre et j’étais dans cette sélection ce qui est plutôt valorisant quand même. Dans « la communauté du web » dire qu’on a un certain nombre de followers peut montrer qu’on est quelqu’un « d’influent ou pas » dans le milieu, de plus je suis un utilisateur « verified » c’est comme avoir la légion d’honneur mais c’est sur Twitter et on est qu’une petite dizaine tout au plus. Pour être recommandé et verified je n’ai rien demandé, surement un peu de chance et un algorithme de sélection à mon avantage !
J’ai lancé ce blog fin 2007 et je ne me considère vraiment pas comme un « influent » alors imaginer toucher en un message de 140 caractères presque 20 000 personnes cela peut faire réfléchir alors que sur mon blog j’ai envion 500 visiteurs uniques donc une différence énorme. Tous mes followers ne sont pas très actifs sur Twitter mais quand même cela fait vraiment beaucoup de monde. Quand on voit que des élections peuvent se gagner avec quelques centaines de voix on a le droit de se dire qu’un si petit message pourrait faire changer, évoluer, bouger des choses. Quand je « tweet » un message il ne doit pas rester très longtemps sur la time line des utilisateurs (c’est la page où l’on peut suivre tous les tweets), environ une petite minute mais quand même à chaque fois je réfléchis à 2 fois avant de publier un lien ou de répondre à une personne.
Même si je peux supprimer mes messages, je ne peut pas contrôler ce qui peut être écrit sur moi. Je parle très souvent d’e-réputation sur ce blog et de temps en temps j’aborde vraiment mes messages en me demandant l’impact positif ou négatif qu’ils peuvent avoir. Cela peut paraître un peu ridicule comme réflexion mais c’est comme si vous étiez le maire d’une ville et que vous vous vous adressez à tous les habitants, vous devez faire très attention à ce que vous allez dire. Etre le maire d’une ville de 20 000 habitants cela commence à faire beaucoup de monde et évidemment il n’y a aucune comparaison avec Twitter mais l’impact peut vraiment être positif et négatif je pense. Si demain vous avez 5000 personnes qui n’arrêtent pas d’écrire des choses négatives sur vous, je vous laisse imaginer l’avenir de votre réputation online…
Bien sur que je suis content d’avoir beaucoup de followers mais sincèrement j’ai du mal à voir comment cela peut évoluer et si demain Twitter explose vraiment en France, je fais quoi de toute ma « communauté de followers » ?
On découvre tous les jours des chiffres intéressants sur Facebook et surtout des données précises sur l’autre côté de l’Atlantique. Aucune surprise sur le fait de savoir que la majorité des membres du réseau social sont dans la tranche d’âge entre 18-25 ans, cela représente environ 29 millions de membres aux Etats-Unis. Aujourd’hui il y a un peu plus de 108 millions d’internautes américains qui sont sur Facebook et je suis quand même étonné de découvrir qu’on a environ 7 millions de membres de 55 ans.
Il n’y a pas longtemps, j’avais écrit un article sur « Ma mère, mon père et Internet, le bilan« et ces données sur Facebook m’intéresse car elles correspondent au profil d’internautes de mes parents où il existe des différences énormes en terme d’usage. On ne passe pas le cap des 10% des membres américains mais 7 millions de membres ce n’est pas négligeable quand on résonne à la place d’un annonceur. On voit qu’il y a une nette différence entre les hommes et les femmes, l’Université de Standford et l’institut de l’Illinois essayent d’expliquer cette tendance.
« Il est infiniment logique que les femmes de cet âge soient attirées par Facebook. Il leur permet de rester en contact avec leurs familles, collègues et amis. Et c’est aussi une manière de rester « dans le coup ». Une autre étude révèle que le nombre de femmes ayant recours au centre d’addiction pour une dépendance à l’Internet est en pleine croissance.
Selon Coleen Moore, de l’Institut de l’Illinois pour « Addiction Recovery », ces femmes sont pour la plupart des mères adultes qui cherchent à combler un vide une fois leurs enfants envolés du nid ou des jeunes mères qui se sentent isolées entourées de petits enfants. »
Je serai vraiment intéressé de connaître parfaitement les usages des 55-65 ans sur Facebook et je me demande si on a des annonceurs qui sont intéressés par cette cible sur le réseau social.
Pour information, nous avons en France sur 15 millions de membres environ 537 000 membres entre 55 et 65 ans. Avis à la population l’Université de Stanford offre même un cours de 6 semaines intitulé « Facebook pour les Parents » mais je pense qu’un réseau comme Hellotipi est beaucoup plus adapatée à cette cible. Non ?