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La campagne présidentielle d’Obama, a remporté les Grands Prix catégories Titanium et Integrated au Festival International de la Publicité de Cannes 2009. Je pense qu’il est rare de voir des campagnes politique qui gagnent des prix dans ce genre de festivals. II faut déjà que les équipes pensent à l’inscrire !

Cette campagne restera dans la mémoire de toutes les spécialistes de communication et de marketing. C’est la première campagne du 21ème siècle qui fusionne internet et le terrain. Les outils internet sont utilisés avant tout pour recruter les sympathisants et organiser le militantisme et moins pour communiquer auprès des électeurs. La stratégie de la campagne Obama renverse la logique de la politique actuelle: il ne faut pas attendre que les supporters viennent à la campagne, il faut aller vers eux. C’est pourquoi la campagne utilise les réseaux sociaux et la force d’un Facebook, MySpace, Twitter et Youtube.

En général on découvre des partis politique qui utilisent le web mais qui ont du mal à basculer en « off line ». Une fois sur le terrain, le lien entre la direction de campagne et les sympathisants reste sommaire, artisanal. Barack Obama réalise la promesse d’Howard Dean : recruter et organiser massivement les sympathisants grâce à internet pour les envoyer de manière coordonnée militer sur le terrain.

Les sympathisants deviennent la force principale de la campagne car ils ont pour la première fois “the power” de faire avancer les choses et de recruter d’autres membres. En “recrutant” plus de 30 millions de membres sur My.barackobama.com, en utilisant le milieu artistique pour gagner en notoriété et toute la stratégie média classique nous avons un modèle du genre, une vraie campagne à 360 degrés !

Je vous laisse imaginer la même campagne pour un annonceur….

Le titre est un peu fort, mais il fait réfléchir ! A la manière d’un Common Craft, le studio Epipheo nous explique en vidéo le changement entre la publicité qu’on peut découvrir à la télévision et la vidéo dédiée au web. C’est intéressant pour un “public débutant” car elle explique bien l’intérêt de travailler spécifiquement le média web mais elle n’explique pas comment Internet a changé la publicité. Internet n’a pas encore changé radicalement la publicité et heureusement ! La télévision est toujours très présente pour une certaine cible qui consomme au quotidien et le web pousse mais il n’est pas encore devant ! Le changement risque vraiment d’arriver quand tous les foyers seront équipés de modèles mix TV/Internet, où les widgets web seront directement dans le téléviseur où monsieur “tout le monde” ira consulter ses emails sur le même écran.

Aujourd’hui Internet représente 40% du média consommé tous les jours pour seulement 10% de l’investissement média. Le basculement est train d’arriver mais nous ne savons pas exactement quand. Quand l’investissement sera beaucoup plus important sur le web on ne sait pas comment les médias classiques vont évoluer. Tous les groupes médias investissent dans ce domaine sans en voir très bien le résultat et je crois que chez Lagardère le web représente quand même 25% du CA. Quand on voit la difficulté d’un groupe média aussi puissant que TF1 à passer la seconde en terme d’investissement et de stratégie web, on a le droit d’être inquiet !

La publicité classique est en “train de sombrer” et le web essaye de trouver des nouveaux outils, supports pour définir sa publicité “classique” ( bannières). Depuis des années on parle de CPM mais aujourd’hui tous les annonceurs veulent de la rentabilité, du ROI. Le CPM est train de mourir et nous arrivons sur des modèles plus axés sur l’acquisition. Quand on voit qu’un Google n’a que 11 ans et qu’ils n’avaient pas un modèle économique bien précis au début je laisse imaginer dans quelques années avec la puissance d’un Youtube les nouveaux modèles de pubilicité.

On est qu’au début de cette révolution de la publicité sur Internet et  je vais dans la semaine d’aborder la suite de cet article.

Voici des données toutes fraiches sur Twitter , si vous avez un peu de temps vous pouvez télécharger l’étude complète ici: Inside Twitter 2009 (fichier PDF).

Voici les chiffres-clés que j’ai trouvé sur le blog de Cedric. On est ici sur une base de 11,5 millions d’utilisateurs.

* 72% des utilisateurs ont créés leur compte dans les 5 derniers mois
* 85% des utilisateurs publient moins d’un tweet par jour
* 21% des utilisateurs n’ont jamais rien publié
* 50% des utilisateurs n’ont rien publié dans les 7 derniers jours
* 94% des utilisateurs ont moins de 100 followers
* 5% des utilisateurs génèrent 75% de l’activité (10% en genère 86%)
* Plus les utilisateurs ont de followers et plus ils publient
* Les pays anglophones sont largement les plus représentés (USA, UK, Canada, Australie)

Je suis assez étonné du chiffre où nous avons 85% des utilisateurs publient au moins une fois par jour, je suis certain qu’on est beaucoup plus bas. Il est aussi intéressant de noter que 94% des utilisateurs ont moins de 100 followers.

twitter-chiffre-courbe

Vous pouvez me suivre sur Twitter ici

Voici un excellent exemple de réputation online d’une marque. Découvert sur le blog de Laurent, le mauvais contrôle de la Fan Page de Veolia Environnement sur Facebook.

Il est facile de créer une page pour un client, lui vendre une stratégie sur les médias sociaux, faire rayonner la marque sur les différents outils du web encore faut-il contrôler tous ces médias. On est sur un annonceur qui n’est pas “grand public” donc je ne pense pas que l’impact soit très important car il y a seulement 36 fans de Veolia, on peut facilement supprimer certaines “filles”.

fan-page-veolia

Imaginons la même chose sur un annonceur qui touche une cible plus jeune avec plus de 30.000 fans, les conclusions pourraient être vraiment différentes. Je ne pense pas qu’une marque serait très heureuse de découvrir des charmantes filles sur leur fan page Facebook. On peut aussi se rendre compte que d’avoir sa fan page est primordial pour l’identité numérique mais il est aussi intéressant de “l’animer”. Poser juste un logo, 2 news n’est pas suffisant, cette page n’est plus active depuis mars alors que l’actualité est bien présente. Veolia n’est pas un annonceur avec une stratégie web 2.0 mais on nz peut se permettre de dériver vers ces abus.

Comme l’explique très bien Laurent “Rien de très méchant, mais une preuve que quelques citoyens actifs peuvent mettre à mal en partie la réputation d’un grand groupe.”

Avec plus de 200 millions de membres, Facebook devient de plus en plus un outil de spam ou un “outil” d’usurpation d’identité. La semaine dernière une amie m’expliquait qu’elle avait bataillé longtemps avec Facebook pour supprimer le compte d”une personne qui avait usurpé son nom, photo…

Depuis la semaine dernière on peut personnaliser son Url Facebook et avoir www.facebook.com/baptiste.roynette, c’est excellent moyen de protéger son nom. Une fois de plus de Véolia n’a pas pris les devant car facebook.com/veolia est déjà utilisé.

Pour devenir Fan et faire des charmantes rencontres c’est ici

veolia-environnement-facebook-fan-page